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Bonhomme rafle l'or à Milton


Publié le 4 décembre 2017

CYCLISME SUR PISTE. L'évolution d'Ariane Bonhomme en 2017 se trace par les médailles remportées en Coupe du monde.

À commencer par le bronze en février à Cali, en Colombie. Puis, il y a un mois, ses coéquipières et elle sont montées sur la deuxième marche du podium en Pologne. Finalement, c'est à Milton, en Ontario, dans son vélodrome que Bonhomme a obtenu son premier triomphe avec l'équipe canadienne en poursuite par équipe.

«C'était vraiment malade. De pouvoir gagner ma première médaille d'or, à la maison en plus. Ça prouve aussi qu'avoir un vélodrome en sol canadien, ç'a fait avancer les choses pour l'équipes canadienne», mentionne la Gatinoise de 23 ans qui se souvient bien de ses débuts difficiles en Coupe du monde.

Le vélodrome de l'équipe canadienne de cyclisme sur piste venait à peine de voir le jour en 2015 quand Bonhomme a pris part à sa première course internationale sur ce circuit. La formation de l'unifolié avait dû se contenter du 15e rang.

Deux ans plus tard, voilà que le Canada a repris du poil de la bête. Seulement cette année pour l'ancienne du collège Saint-Alexandre, ce sont trois médailles en Coupe du monde ainsi que le titre de championne panaméricaine en poursuite par équipe.

«C'est un peu comme un deuxième chez-nous pour les filles de l'équipe. Ça fait différent de s'entraîner à Los Angeles, en Californie. C'est moins compliqué et c'est beaucoup mieux pour nous», ajoute Bonhomme qui y passe le plus clair de son temps depuis août.

Foule bruyante

Ariane Bonhomme et ses coéquipières auraient bien pu ne pas écrire le scénario rêvé devant leurs spectateurs. En finale, elles ont eu de la difficulté à communiquer. La raison: les encouragements de la foule.

Le centre national de cyclisme de Mattamy était plein à craquer.

«Je n'avais jamais vécu quelque chose de similaire. La foule était tellement bruyante qu'on n'arrivait pas à s'entendre. C'était déstabilisant. C'est pour ça qu'au début, on est partie un peu trop vite. On en a parlé entre nous et il faudra travailler sur ce point», raconte la recrue de l'équipe canadienne.

Reste que ce départ endiablé a donné le droit à une fin de course surprenante. Le Canada a fini par rattraper la Nouvelle-Zélande en finale.

«On ne voit pas arriver ça souvent. Surtout pas en finale.»

Bien que d'autres Coupes du monde sont à l'horaire de la fédération internationale, Bonhomme et ses compatriotes n'y participeront pas. Cyclisme Canada a donné congé à ses athlètes jusqu'en janvier. Ensuite, ce sera retour à l'entraînement en vue des Championnats du monde et des Jeux du Commonwealth.

Deux épreuves importantes qu'Ariane Bonhomme souhaiterait prendre part. Gageons que ses récents succès auront une certaine influence auprès des dirigeants nationaux.