Meilleur-Giguère, de la graine de capitaine


Publié le 14 avril 2017

USL. Il a beau être parmi le plus jeune chez le Fury d'Ottawa, Thomas Meilleur-Giguère a du sang de capitaine qui coule dans ses veines.

Le défenseur de 19 ans n'est nullement intimidé de jouer avec des joueurs beaucoup plus âgés que lui.

«C'est rendu ma réalité depuis plusieurs années. Quand on me demande ce que ça me fait, si je suis impressionné, la réponse est non. Je ne vois pas de différence», a lancé Meilleur-Giguère, 20 ans, qui a côtoyé de nombreux camps de l'équipe nationale.

Le natif de Repentigny a toujours fait partie des meilleurs joueurs de sa catégorie d'âge. Non seulement dans son patelin ou à travers la province, mais d'un océan à l'autre.

C'est pour cette raison que depuis trois ans, il porte le brassard de capitaine sur le bras gauche lorsqu'il revêtit les couleurs rouges et blanches de la formation de l'unifolié.

Quand j'étais jeune, je me disais que peut-être un jour, je jouerais sur l'équipe canadienne. Être en plus nommer capitaine, c'est le summum. Je ne peux pas aller plus haut dans ma carrière en ce moment.

Thomas Meilleur-Giguère, 19 ans

Si ça ne lui fait ni chaud, ni froid évoluer avec des adultes et joueurs professionnels, un sourire se dessine sur le coin de ses lèvres lorsqu'on lui fait mention du capitanat.

«C'est la cerise sur le sundae. C'est tout ce qu'un athlète rêve d'avoir. J'ai travaillé tellement fort pour être où je suis rendu.»

«Quand j'étais jeune, je me disais que peut-être un jour, je jouerais sur l'équipe canadienne. Être en plus nommer capitaine, c'est le summum. Je ne peux pas aller plus haut dans ma carrière en ce moment», a-t-il ajouté.

Et étant né en 1997, ça tombe bien pour lui. Les Jeux olympiques sont un tournoi pour les U23. Meilleur-Giguère aura 22 ans à la prochaine aventure olympique qui se tiendra à Tokyo, au Japon, en 2020.

En impressionnant assez Paul Dalglish, l'ancien du FC Montréal a réussi à se dénicher un contrat professionnel dans la capitale canadienne. Et qui est le bras droit de l'entraîneur du Fury? Julian de Guzman, ex-capitaine de l'unifolié, qui travaille également avec la fédération nationale sur la prochaine génération de joueurs.

Thomas Meilleur-Giguère aura le meilleur mentor possible pour la suite de sa carrière.

Dalglish, lui, n'a pas tari d'éloges sur les produits issus de l'académie de l'Impact de Montréal, notamment le défenseur de 6'0.

«Ce sont des jeunes avec un énorme potentiel. Notre objectif est de les aider à atteindre ce potentiel. Il faudra être patient avec eux et ne pas les brusquer. On ne veut pas gaspiller ce talent en les poussant trop vite. Il faut les développer avant.»

Aux yeux du principal intéressé, Ottawa sera un tremplin tant pour l'équipe canadienne que revenir dans la MLS, la division 1 sur le continent, avec l'Impact, son objectif premier.

Si on ne lui a pas donné de rôle précis, Meilleur-Giguère s'attend à se battre pour obtenir des minutes et faire ses preuves en USL, la division 2 en Amérique du Nord.

Soir de retrouvailles

Toujours en quête d'une première victoire, le Fury d'Ottawa – défait à ses deux premiers matchs par la marge d'un but – rendra visite aux Kickers de Richmond (1-0-2), en tentant de quitter la cave du classement.  Victorieux à leur première sortie, l'adversaire du onze ottavien a perdu à ses deux dernières rencontres.

Ce sera également soir de retrouvailles. Quatre anciens du Fury s'aligneront pour les Kickers de Richmond. En prêt au club-école du D.C. United, Maxim Tissot devrait être sans faute un partant, lui qui a été utilisé à toutes les sauces depuis le coup d'envoi de la saison.

Idem pour Mallan Roberts, qui a disputé toutes les minutes des Kickers. Oliver Minatel, qui avait porté les couleurs du Fury lors de l'an 1 et 2, a obtenu ses premières minutes la semaine dernière. Quant à Marcel De Bellis, le gardien ontarien a le même rôle qu'il avait pendant trois ans dans la région: le rôle de substitut.