Ce seront les Screaming Eagles au premier tour


Publié le 19 mars 2017

LHJMQ. L'autobus des Olympiques de Gatineau fera beaucoup de millages dans les prochains jours.

On connait désormais l'identité de leur adversaire pour la première ronde des séries éliminatoires et il s'agit de l'équipe du «pôle sud» de la LHJMQ.

Les Olympiques devront traverser 1647 km de route afin de pouvoir y affronter les Screaming Eagles du Cap-Breton.

Terminant 10e au classement, la position de la formation outaouaise était déjà assurée depuis au moins 24 heures, mais il fallait attendre à la fermeture du rideau sur la saison régulière pour connaitre son opposant.

Trois clubs en lice, la victoire du Titan d'Acadie-Bathurst et le revers des Saguenéens de Chicoutimi ont pavé la voie pour la troupe de Marc-André Dumont et le septième rang, elle qui se mesurait aux Wildcats de Moncton, les cancres du circuit Courteau avec une seule victoire à leurs 35 dernières sorties.

«On vient de savoir qui sera notre adversaire. Ce qu'on peut dire, c'est que ce sont deux équipes qui ont une force de frappe. Il va falloir être bon dans notre zone», a déclaré Landry qui attendrait encore un peu avant d'en dire davantage.

«En ce moment, j'aime l'attitude des joueurs. On joue avec confiance autant avec que sans la rondelle. Tout le monde connait son rôle et l'applique sur la glace», a-t-il ajouté.

Les spectateurs devraient être gâtés. Vitalii Abramov, meilleur pointeur (104), sera opposé à Giovani Fiore, meilleur marqueur avec 52 buts.

Il faut dire que l'équipe néoécossaise a refusé de baisser les bras en deuxième moitié de saison, malgré qu'elle ait vendu son lingot d'or en Pierre-Luc Dubois. Des joueurs comme Fiore se sont levés et ont permis, non seulement de demeurer au-dessus des eaux, mais de bien naviguer.

Surtout que les Aigles crieurs sont dans la division la plus compétitive. Malgré leur septième place, les protégés de Dumont se retrouvent derrière les Sea Dogs de Saint-John (1ers), les Islanders de Charlottetown (4e) et le Titan d'Acadie-Bathurst (6e) de leur section.

Cap-Breton est aussi la cinquième meilleure offensive de la ligue (270 buts). Non loin derrière on retrouve les Olympiques en septième échelon à ce chapitre avec 234 buts.

On a divisé les honneurs dans les deux affrontements de la saison.

Et si l'histoire donne raison, les Olympiques en profiteront. En 2014, les Gatinois, qui avaient l'étiquette de négligés en raison du classement, avaient balayé les Screaming Eagles au premier tour.

Le scénario se répétera-t-il?

La remontée

Peu donnaient beaucoup de chances aux Olympiques de redresser le navire il y a deux mois.

Car on se souviendra que Gatineau était presque exclus des séries lorsqu'on a décidé de faire bouger la cage en limogeant Mario Duhamel de son poste d'entraîneur-chef.

On a opté pour Éric Landry pour apporter une nouvelle dynamique et éviter de rater les séries, ce qui aurait été une première en plus de 30 ans d'histoire pour la franchise outaouaise.

Force est d'admettre que l'ancien des Canadiens de Montréal a trouvé la bonne recette. Sous sa gouverne, les Olympiques ont aligné 14 victoires en 21 parties, passant de la 16e à la 10e place.

Landry, lui, a refusé de prendre tout le crédit, bien qu'il ait été le seul changement apporté à la suite du remaniement.

«Un club de hockey, ça comprend 23 joueurs et quatre autres personnes dans le personnel d'entraîneurs. Chaque décision est prise avec le personnel d'entraîneurs et est transmise aux joueurs qui l'appliquent. Le crédit revient à tout le monde.»