L'Intrépide ne manquera pas de motivation


Publié le 16 mars 2017

Plus jeunes, ils profitaient de la patinoire dans leur cour pour s'exercer au hockey. Avant les matchs, les frères Gagnon discutent et pratiquent des jeux qu'ils pourraient utiliser dans les rencontres.

Leur complicité est unique et se remarque rapidement sur la patinoire du complexe Branchaud-Brière. Ils l'ont déjà dit dans une entrevue précédente qu'ils n'avaient pas besoin de se parler pour savoir où l'autre était sur la glace.

S'ils n'ont pas une signature Gagnon avec une célébration bien propre aux deux frères, on peut voir leur chimie opérer.

«On aime jouer ensemble et marquer des buts. Et quand un de nos jeux fonctionne, c'est encore plus trippant», a mentionné Alexandre, le plus vieux des deux.

«C'est toujours spécial de jouer ensemble», a ajouté Mathieu, 15 ans.

Leur prochaine discussion sera vendredi, tout juste devant les portes du vestiaire de l'Intrépide de Gatineau, qui recevra la visite des Forestiers d'Amos.

Car la troupe outaouaise a beau ne plus avoir aucun espoir de soulever la Coupe Jimmy-Ferrari depuis son élimination aux mains des Riverains du collège Charles-Lemoyne il y a quelques semaines, elle peut toujours remporter un autre trophée: la Coupe Dodge.

Bien que celle-ci soit moins prestigieuse que sa consoeur, il n'en demeure pas moins que l'Intrépide voudra repartir avec les grands honneurs dans une lutte opposée avec tous les clubs éliminés.

Et Gatineau a hérité du chemin le plus long et compliqué. Ayant fini au bas du classement, elle devra vaincre tous les clubs de sa division pour obtenir son billet pour la Coupe Dodge.

«On va jouer quatre matchs et ça prend quatre victoires. On ne peut pas perdre. Ça peut paraître difficile, mais quand tu y penses, plus on va se rendre loin et plus les autres équipes n'auront pas joué des matchs depuis des semaines», a ajouté Alexandre, capitaine de l'Intrépide.

Là, on est dans un Do or Die. Il faudra qu'on soit à notre meilleur chaque match pour aller à la Coupe Dodge. Je m'attends à ce que mes joueurs soient passionnés et compétitifs. Martin Lafleur, entraîneur de l'Intrépide

Aux yeux de Martin Lafleur, ce ne sera pas de la tarte. Chaque match sera un test, à commencer par les Forestiers qui ont conclu la saison régulière en sortant de leur torpeur.

«On a le parcours le plus long. Des équipes de notre division qui avaient de plus grandes aspirations, mais ont frappé un mur au premier tour des séries. Avec ce format-là, ce n'est pas comme en séries où tu peux perdre un match et te reprendre au prochain.»

«Là, on est dans un Do or Die. Il faudra qu'on soit à notre meilleur chaque match pour aller à la Coupe Dodge. Je m'attends à ce que mes joueurs soient passionnés et compétitifs», a souligné le pilote gatinois qui devrait avoir un alignement en santé à l'exception d'un seul de ses protégés.

Chaque joueur aura une motivation personnelle supplémentaire. Pour les uns, ce sera une autre vitrine devant les dépisteurs. Pour d'autres qui sont repêchés, l'occasion sera idéale de gagner des points auprès de leurs dirigeants des clubs juniors majeurs.

C'est exactement ce que vivront les frères Gagnon. Alexandre profitera des projecteurs pour se faire voir par les Tigres de Victoriaville, qui ont octroyé un contrat au joueur de 17 ans invité à leur camp.

Mathieu est dans son année de repêchage. D'ici quelques semaines, son nom pourrait être appelé par l'une des 18 formations de la LHJMQ. Les chances sont grandes de voir l'ailier de 5'9 être sélectionné.

«J'ai aimé voir mon nom (sur la liste de HockeyProspect.com, site sur le recrutement), mais je ne m'en fais pas trop avec ça. Je veux juste continuer de m'améliorer et aider mon équipe à se rendre le plus loin possible», a indiqué le cadet du duo fraternel.

Dernier match

Chose certaine, Alexandre Gagnon en est à ses derniers miles dans le circuit Baillairgé. Advenant le pire scénario, une défaite vendredi, il s'agirait de son dernier match dans les couleurs de l'Intrépide.

«C'est sûr que je vais être émotif à ma dernière rencontre, mais on va espérer que ce ne soit pas la prochaine, a lancé en riant le capitaine gatinois. Mais je vais profiter de ces moments-là. Pas seulement avec Math avec qui j'ai finalement pu jouer, mais avec tous mes coéquipiers qui sont devenus comme des frères pour moi.»