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Ève St-Denis brille au Nouveau-Brunswick


Publié le 17 juillet 2017

ATHLÉTISME. Pour une fois, Ève St-Denis n'avait pas à sortir son anglais du dimanche pour se faire comprendre sur la piste.

Habituée à prendre part à d'importantes compétitions dans la langue de Shakespeare, l'adolescente de 17 ans a pu s'exprimer dans sa langue maternelle, le français, avec de nombreux autres athlètes dans le coin du Nouveau-Brunswick.

J'étais épuisée jeudi. La veille, j'avais eu le lancer. Là, j'avais deux compétitions de suite. Après le saut en hauteur, je n'ai pas eu le temps de me reposer. Je devais immédiatement sauter pour le triple-saut qui avait déjà commencé. J'ai presque réussi à battre ma propre marque de 10m85.

Ève St-Denis, athlète

Là-bas, se tenaient les Jeux de la francophonie canadienne, qui réunissent près d'un millier de francophones à travers le pays tous les trois ans. Le dernier rendez-vous, qui se déroule sur une semaine complète, avait eu lieu à Gatineau justement, mais Ève n'avait pu y participer.

Pas question pour elle de rater cette occasion cet été. Elle a même fait une croix sur les Jeux de la Légion, compétition canadienne jeunesse qu'elle a eu l'habitude de prendre part ces dernières années.

«C'était le fun de pouvoir parler français. Normalement dans les grosses compétitions, je dois me forcer à parler anglais pour me faire comprendre avec mon gros accent. Pas là», a lancé celle qui a surtout retenu l'attention pour ses qualités athlétiques.

Ève a laissé parler son talent. Jeudi, elle a ravi deux médailles. Elle a d'abord obtenu l'or à son épreuve de prédilection, au saut en hauteur, où elle a réécrit le livre des records. Puis, elle est montée sur la deuxième marche du podium au triple-saut.

En l'absence des haies, sa troisième épreuve habituellement, elle a opté pour le lancer du poids. Un baptême pour elle, qui a fini au septième échelon. Si c'était une marque personne pour elle, au lancer du poids, elle en a réalisé une pour les Jeux.

«J'ai fait 1m65 en finale, mais l'ancien record était de 1m58. Mon objectif était de battre mon record ou faire une médaille d'or. Je suis contente d'avoir terminé première», a déclaré la résidente de Papineauville qui visait cependant le 1m71, son record à elle.

«J'étais épuisée jeudi. La veille, j'avais eu le lancer. Là, j'avais deux compétitions de suite. Après le saut en hauteur, je n'ai pas eu le temps de me reposer. Je devais immédiatement sauter pour le triple-saut qui avait déjà commencé. J'ai presque réussi à battre ma propre marque de 10m85», a ajouté Ève qui était à court de trois centimètres pour y arriver.

Auteur d'un doublé d'or aux Jeux du Québec à Montréal en 2016, la saison estivale n'est pas si mal pour la porte-couleur du Club athlétique de la Petite-Nation, elle qui a préféré pour faire moins de compétitions.

La principale intéressée a remporté les Championnats provinciaux scolaires en juin, à Longueuil. Elle a aussi pris part aux sélections pour les Jeux de la francophonie canadienne. Il y a une semaine, elle était à Ottawa pour se mesurer à la crème de la crème au pays chez les juniors dans le cadre des Championnats canadiens.

Les importants rendez-vous sont maintenant accomplis, le reste de la saison sera concentré à atteindre le standard de 1m70. Par la suite, ce sera cap pour le cégep où elle ira étudier au Collège Lionel-Groulx, à Ste-Thérèse.

Ève St-Denis n'était pas la seule représentante de l'Outaouais aux JFC, à Moncton-Dieppe. Deux coureurs du club Cirrus ont fait le plein de médailles. Santiago Torres chez les cadets a réalisé le double au 300 et 800m, en plus une d'argent au 200m.

Sa coéquipière Éliane Martineau a soutiré l'or au 800m chez les U19 grâce à un chrono de 2m21s19 ainsi que l'argent au 1500m. Elle a cependant été évincée du podium par peu au 400m.

Le joueur de badminton Noah Richer a aussi fait sa part pour aider le Québec dans sa course aux médailles. Le résident de Wakefield a mis la main sur l'or en double masculin.