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Les raquettes canadiennes auront fort à faire à Gatineau


Publié le 16 juillet 2017

Denis Shapovalov of Canada reacts as he plays against Grigor Dimitrov of Bulgaria during second round Rogers Cup tennis action in Toronto on Wednesday, July 27, 2016. THE CANADIAN PRESS/Nathan Denette

TENNIS. Elles ont toujours bien fait au Challenger de Gatineau, étant de toutes les finales. Reste que rien ne sera garanti pour ce tournoi qui en est de retour pour une quatrième année avec une bourse de 100 000$. 

Une jeune Françoise Abanda avait atteint la finale en 2014. Sa cadette Bianca Andreescu l'avait succédée lors des deux années suivantes, remportant même les grands honneurs l'an dernier. Peter Polansky avait fait de même chez les hommes.

Polansky est le champion défendant et il a connu une belle semaine à Winnipeg en atteignant la finale. On a aussi Peliwo, qui a déjà six titres en 2017. Ça va bien pour lui en cette première moitié de cette année.

François Milloy, directeur du tournoi

Ce dernier sera de retour pour défendre son titre. Denis Shapovalov, Filip Peliwo, Philip Bester et Brayden Schnur essayeront de lui faire la vie dure. Ils ne seront pas les seuls. Le tableau principal est doté de redoutables joueurs.

Anciennement classé au 47e échelon de l'ATP et aujourd'hui occupant le 70e rang, le Tunisien Malek Jaziri sera la première tête de série. L'Italien Thomas Fabbiano, 91e position du classement, est un autre joueur à surveiller.

«Percer le top 100 chez les hommes, ce n'est pas facile. S'ils sont là, c'est pour une excellente raison. Je pense qu'ils connaîtront un excellent tournoi», a lancé François Milloy, directeur du tournoi, qui prêche cependant pour sa paroisse.

S'il avait un vieux 2$ à miser, ce serait plutôt pour une raquette canadienne et ce n'est pas le choix qui manque.

L'imposant contingent canadien pourrait voir certains joueurs faire un bon bout de chemin, mais pas tous. Un d'entre eux est déjà assuré de connaitre l'élimination.

Le tirage au sort a fait en sorte que la jeune sensation Shapovalov soit confronté à son coéquipier Bester dès le premier tour.

«Le tirage n'a pas été favorable pour eux, mais les spectateurs auront le droit à un gros match en entrée de rideau mardi soir.»

«Polansky est le champion défendant et il a connu une belle semaine à Winnipeg en atteignant la finale. On a aussi Peliwo, qui a déjà six titres en 2017. Ça va bien pour lui en cette première moitié de cette année», a ajouté Milloy.

Du côté des femmes, tout peut se jouer, malgré le classement de la WTA. Sixième favorite à Gatineau, Aleksandra Wozniak, l'ex-numéro 21, aura pour objectif de gagner un premier tournoi depuis 2012.

Carol Zhao, 22 ans, pourrait causer une surprise. Idem pour la jeune Carson Branstine, qui âgé seulement de 16 ans, vient de connaître une belle semaine au Wimbledon junior, avec un top 8 en simple et un carré d'as en double.

«Carson est une très bonne joueuse. Elle a récemment obtenu sa nationalité canadienne et nous a rejoints au centre national. On a entendu beaucoup de bien sur elle. Ça risque d'être très intéressant la suivre», a conclu le directeur du tournoi. 

Pas de joueur local

Il y avait quelques joueurs de la région dans les qualifications, mais tous ont subi l'élimination. De Tennis Outaouais Performance, on est cependant satisfait de la prestation de ses protégés malgré leur court passage dans la cour des grands. Sébastien et Mélodie Collard ainsi que Claudelle Labonté-Frey ont fait décrocher des sourires auprès de leur entraîneur, Mathieu Toupin.

Sébastien, 16 ans, a porté le match jusqu'à sa limite, s'inclinant en trois sets de 3-6, 6-1 et 0-6 face au vétéran Antoine Leduc. Sa soeur cadette a donné quelques frousses à l'Australienne Ellen Perez (437e rang mondial) dans un duel remporté par cette dernière au compte de 4-6, 6-4 et 6-2.

«L'adversaire de Sébastien a roulé sa bosse chez les pros. Il a de l'expérience. Sébastien a réussi à le défier. L'opposante de Mélo, qui était la numéro un des qualifications, était sept ans plus vieille qu'elle et l'a amené jusqu'à la troisième manche. C'est la première fois que je la voyais avec des joues aussi rouges. Ç'a été sa première expérience professionnelle, mais on a vu qu'elle avait le niveau», a mentionné Toupin.

Quant à sa troisième élève, elle n'a pas à rougir de sa performance non plus. Labonté-Frey a baissé pavillon en deux sets de 6-0, 6-1 contre Alexa Guarachi (510e au monde).

«Elle m'a dit qu'elle avait mieux fait qu'à sa première participation en 2016. Elle a beaucoup progressé depuis l'an dernier.»

Ayant grandi à Gatineau avant de déménager à Laval, Nicaise Muamba a aussi été éliminé dès le premier tour des qualifs. Petra Januskova d'Ottawa a prolongé son séjour au Challenger d'un jour, mais a dû faire ses bagages le lendemain.