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La passion du ballon et de l'eau pour David Lapins


Publié le 12 juillet 2017

WATER POLO. Il n'a que 23 ans, mais David Lapins a l'étiquette de leader avec l'équipe nationale de water polo.

Le Gatinois ayant résidé proche de Chelsea se souvient encore de son entrée avec la formation de l'unifolié. Il n'avait pas encore atteint la majorité et venait de quitter le nid familial et tout ce qu'il connaissait pour plonger dans l'inconnu à Calgary, là où s'entraînent les porte-couleurs de la troupe canadienne.

Mais ça m'a aussi prouvé que je voulais continuer. L'équipe qu'on a est jeune, mais on a beaucoup de potentiel et de talent. On peut espérer aux Jeux de 2020 avec eux.

David Lapins

Âgé de 17 ans à un an des Jeux olympiques de 2012, Lapins enviait les autres poloïstes, sachant qu'il devait attendre le prochain cycle olympique pour pouvoir espérer participer à cette aventure.

À l'époque, cet ancien de l'école secondaire Philemon-Wright était une verte recrue. Aujourd'hui, il fait partie des vétérans. Après l'échec de la qualification pour Rio l'été dernier, environ la moitié des joueurs de l'équipe nationale ont fait une croix sur leur sport.

Pas David Lapins.

«Ne pas aller au Brésil pour les Jeux olympiques, ç'a vraiment été difficile. C'était l'objectif fixé dans ma tête depuis 2011. J'ai regardé la cérémonie d'ouverture des Jeux à la télévision. Ç'a fait un pincement au cœur.»

«Mais ça m'a aussi prouvé que je voulais continuer. L'équipe qu'on a est jeune, mais on a beaucoup de potentiel et de talent. On peut espérer aux Jeux de 2020 avec eux», a ajouté celui qui tentera de mener le Canada à un top 8 aux Championnats du monde, en Hongrie.

Le produit du Club de water polo de Gatineau a toujours eu cette étincelle électrisante lorsqu'il parle de son sport. S'il pouvait, il continuerait à y jouer jusqu'à ce que son corps n'en peut plus, raconte-t-il.

Il a d'abord commencé à nager. «On vivait près de rivières et de lacs et mes parents ne voulaient pas que je me noie, a-t-il lancé en riant. Puis, à huit ans, ils ont vu une brochure sur le water polo et m'ont inscrit. En plus, mon père y avait déjà joué quand il était au secondaire. Ça n'a pas pris de temps que je rejoignais les équipes compétitives.»

À 15 ans, il perçait le club junior au pays. Au même moment, il avait obtenu une deuxième place avec l'équipe gatinoise aux Championnats canadiens. Une surprise puisque le «petit club» de l'Outaouais n'était pas censé se rendre aussi loin.

Deux ans plus tard, c'était le grand départ pour les prairies canadiennes avec la crème de la crème. Le temps d'une saison, il a même tenté l'expérience professionnelle pour évoluer avec l'équipe de Posk, dans la ville de Split, en Croatie.

Le centre-avant de 6'3 et 200 livres en a parcouru du chemin, mais il ignore encore combien d'années il lui reste. Ce n'est pas comme le hockey où les joueurs patinent jusqu'à l'approche de leurs 40 ans. Beaucoup de poloïstes tirent leur révérence avant la trentaine.

Cette décision n'est pas près d'arriver, soutient cependant Lapins. Il y a Tokyo dans trois ans, mais bien avant ça, les Mondiaux de la FINA qui démarrent cette semaine sont dans sa mire. Auparavant, ses équipiers et lui ont pris part à trois tournois pour s'y préparer.

L'événement international aura lieu à Budapest, un pays que connait bien le principal intéressé, lui qui a enchaîné camps et tournois avec l'équipe canadienne.

«Ce sera ma sixième ou septième fois en Hongrie et je ne m'en plains pas. Là-bas, le water polo est un sport bien aimé. On a joué un match amical contre le pays hôte justement. Les estrades étaient pleins et c'était bruyant», a commenté Lapins.

Le Canada de Giuseppe Porzio, qui devra se passer de son gardien partant, Dusan Aleksic de Gatineau blessé, n'aura pas une mince tâche.

S'il veut accéder aux quarts de finale, il devra terminer parmi les deux meilleures équipes de son groupe, occupé par le Brésil, le Kazakhstan et le Monténégro. Si cette dernière est une puissance mondiale, les deux autres sont des nations prenables.