«Je prie le Bon Dieu tous les jours et regarde où je suis rendu»


Publié le 18 avril 2017

Angela Distasio

©Facebook

C’est entre autres ce qu’a lancé Alain Gascon lors de son arrestation à l’hôpital dans la nuit du 21 avril 2014.

Le policier Yohan Lehoux du SPVG est venu raconter lundi au jury comment s’était déroulée l’arrestation de l’homme de 52 ans dans les heures qui ont suivi la mort violente de son ex-conjointe Angela Distasio.

Après avoir entendu la lecture de ses droits au silence et à un avocat, le quinquagénaire de Quyon s’est littéralement vidé le cœur.

«C’est quelque chose que j’aurais jamais pensé faire», a-t-il d’abord indiqué à l’agent.

«Ma femme m’a craché dessus comme une marde. Elle m’a dit "Je t’aime", l’autre soir. Elle est vraiment hypocrite, cette femme-là», a-t-il poursuivi avant d’en rajouté.

«Après cinq ans, il y a quelque chose qui a fermé dans son brain (cerveau).»

«J’aime tellement ma famille. Je faisais tout dans la maison.»

«Sa famille n’existait pas, pour elle. Tout ce qu’elle faisait, c’était d’acheter du linge.»

«Je suis un gars qui prie le Bon Dieu tous les jours et regarde où je suis rendu», a conclu l’homme.

Selon la preuve de la Couronne, Alain Gascon aurait violemment frappé son ex-conjointe à coups de poêlon, dans son lit, chez leur fils chez qui elle résidait, avant de la poignarder à de multiples reprises à l’aide d’une fourchette à rôti muni de pics longs de 13 centimètres.

L’homme, qui n’acceptait pas d’avoir été quitté par la femme de 42 ans après 25 ans de vie commune, a avoué son crime aux policiers le soir des événements, mais ni l’avoir planifié.