Un Gatinois de 47 ans s’éprend d’une fugueuse de 15 ans


Publié le 15 mars 2017

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Un Gatinois de 47 ans détenu depuis huit mois risque de rester derrière les barreaux encore un bout de temps pour des crimes à caractère sexuel commis à l’endroit d’une adolescente de 15 ans.

Le juge Raymond Séguin de la Cour du Québec n’a rien cru du témoignage livré par Jean-Michel Loyer, qui pourrait être sentencié vendredi après avoir été reconnu coupable de contacts et d’incitation à des contacts sexuels sur une mineure et de corruption d’enfant.

L’histoire remonte au printemps dernier.

Après avoir fugué de chez elle, la jeune fille s’est rapidement retrouvée dans les mailles du filet du quadragénaire, qu’elle connaissait déjà quelque peu.

Elle se «sentait en sécurité avec lui», elle l’«aimait», a noté le juge en faisant référence à la version des faits livrée par la victime au cours du procès.

Pendant son escapade, l’adolescente, qui vivait des difficultés au plan personnel, a connu ses premières relations sexuelles complètes, avec l’homme qui est aussi père d’une fille du même âge.

En rendant sa décision, mercredi, au palais de justice de Gatineau, le tribunal a qualifié le témoignage de Loyer d’«invraisemblable».

Ce dernier avait avoué avoir visionné une vidéo porno en compagnie de sa jeune conquête, mais niait avoir eu des relations sexuelles avec elle.

«Il n’est pas crédible. Oui, la jeune fille a développé un sentiment amoureux pour lui, mais c’était artificiel. Il a profité de sa naïveté (pour assouvir ses pulsions déviantes)», a souligné le juge Séguin.

Ce sont des images et des textos compromettants envoyés par Loyer à l’adolescente qui ont mené les policiers à son arrestation, après que le père de cette dernière eut confisqué le téléphone de sa fille pour voir ce qui s’y trouvait quelques jours avant qu’elle ne quitte la maison sans avertissement.

Fait particulier, Jean-Michel Loyer a eu droit à deux procès pour cette affaire.

En plein cœur du premier des deux, son avocat, Me Jacques Belley, s’est retiré du dossier en raison d’une mésentente avec son client.

L’accusé s’est par la suite tourné vers les services de Me Nathalie Ferland.

La Couronne et la défense pourraient présenter une suggestion commune quant à la peine à infliger, vendredi.