Maxime Lessard-Giroux : un entrepreneur tout feu tout flamme


Publié le 25 mars 2017

Sa passion pour les feux d’artifice l’a mené à créer sa propre entreprise et à voyager à travers le monde.

©Photo gracieuseté

ENTREPRISE. Maxime Lessard-Giroux, un jeune homme d’affaires ayant grandi à Buckingham, a maintenant sa propre entreprise, Kuma Fireworks, spécialisée dans la production et la création de spectacles pyrotechnique.

À l’âge de treize ans, il commençait à s’intéresser aux feux d’artifice lorsqu’il faisait le nettoyage des sites de mise à feu après les Grands feux du Casino du Lac-Leamy. Maintenant âgé de 26 ans, il s’envolera en Asie en avril afin d’assurer le transport par bateaux d’un conteneur de matériaux pyrotechniques de la Chine vers le Canada et aussi participer au Symposium du feu d’artifice au Japon. «C’est cool, je fais du business international», confie le président-directeur général de Kuma Fireworks qui reçoit des appels d’un peu partout à travers le monde. «Hier, je parlais avec un de mes collaborateurs en Espagne. J’ai parlé avec un gars en Angleterre avant-hier. Aujourd’hui, j’ai appelé un gars aux États-Unis et j’attends un appel de quelqu’un de l’Australie», dit-il.

Photo gracieuseté

«Je suis connu à travers la planète dans mon domaine de la pyrotechnie. J’ai été l’un des plus jeunes artificiers à faire ce que je fais au Canada», dit celui qui avait fracassé trois records Guinness au Koweït avec un groupe d’artificiers en 2012, soit le plus grand site de pyrotechnie, le plus grand nombre de feux et le plus long spectacle du genre jamais réalisé. «Deux semaines après avoir lancé Kuma Fireworks, j’ai reçu un appel pour participer au Symposium du feu d’artifice au Japon. C’est une invitation qui est lancée à toutes les compagnies d’envergures à travers la planète», raconte le maître-artificier qui s’est entouré d’un peu plus d’une vingtaine d’employés afin d’assurer le bon fonctionnement de son entreprise. «J’ai réalisé que je devais m’entourer de gens compétents dans l’industrie, d’avocats, de fiscalistes et de bons comptables», mentionne celui qui est heureux que son entreprise soit installée dans des bureaux à Hull depuis janvier. «Depuis janvier, mon bébé est enfin né. C’est vraiment un accomplissement pour moi!»

Le Buckinois se souvient d’avoir tenté de lancer son entreprise, à l’âge de 21 ans, mais il n’était pas tout à fait prêt. «J’étais déterminé à me lancer en affaires, mais un peu dans l’ignorance de ce que c’est le monde des affaires. C’est un domaine un peu particulier et évidemment j’ai rencontré un mur. J’ai réalisé que juste mon système de mise à feu coûtait environ 110 000 $. C’est un morceau parmi plusieurs et je me suis fait bloquer la porte des banques. Je pense que c’était correct, puisque j’ai cheminé et évolué depuis. Je ne suis pas le même entrepreneur aujourd’hui que je l’aurais été à 21 ans», estime celui qui dans les dernières années a ramassé de l’argent en faisant du déménagement et en étant barman. «J’ai banqué mes sous pour pouvoir partir Kuma Fireworks.»

Des objectifs à court, moyen et long terme

Maintenant que son entreprise a pignon sur rue, M. Lessard-Giroux envisage de représenter le Canada lors de trois compétitions en Europe dans la prochaine année. «Ce sont de belles opportunités de se faire connaître et je m’en vais là pour gagner. Je vais mettre le paquet, parce que je veux qu’on associe le nom Kuma Fireworks à quelque chose de grandiose», mentionne celui qui est prêt à remuer ciel et terre pour l’emporter. «Avec Kuma, mon objectif est de me classer d’ici cinq ans parmi les trois plus grandes entreprises canadiennes de feux d’artifice», affirme celui qui dans un avenir plus loin aimerait créer une gamme de produits Kuma pour les vendre dans les dépanneurs et magasins. «J’envisage de faire des investissements en Chine pour produire mes propres produits pour les importer ici», dit-il en précisant que Kuma fait déjà la distribution des feux d’artifice d’une autre compagnie dans l’Outaouais.   

«Je suis comme un peintre qui peinture le ciel.»

Maxime Lessard-Giroux

Pour les personnes intéressées à suivre son périple en Asie durant le mois d’avril, il sera possible de le faire via sa page Facebook, Maxime Lessard-Giroux, ainsi que la page de Kuma Fireworks.