Martin Parker du Cellier se prépare à un défi positif

Défi des chefs de Leucan


Publié le 25 février 2017

Le chef exécutif du Cellier, Martin Parker, n'est pas du tout nerveux de savoir qu'il doit concocter des plats pour 500 convives, le 23 mars prochain. Bien au contraire.

Le Gatinois qui est en poste depuis trois ans au restaurant situé à l'angle de St-Jacques et Wright ne s'inquiète pas outre mesure. Il a recruté son équipe, a préparé son menu et sera d'attaque pour la date fatidique.

«Ça reste un défi. Je ne veux pas trop me mettre de pression parce qu'ultimement on le fait pour les autres. Si on le gagne, tant mieux, sinon, tant pis. Mais on le fait d'abord et avant tout pour les enfants et la cause.»

Le Défi des chefs organisé par Leucan Outaouais regroupera dix équipes de chefs, de leurs acolytes des médias et d'un enfant qui a déjà été parrainé par l'organisme de soutien pour les familles qui doivent affronter la maladie.

«Moi ça me touche. On est chanceux d'avoir des enfants en santé, énergique, mais ce n'est pas le cas de tout le monde qui est choyé de vivre dans une bonne situation. Ce n'est pas un choix de faire soigner ton enfant. Tu le fais et ensuite on dealera avec les conséquences.»

Martin Parker soutient que pour lui, les gens qui vivent avec la pression sont ces enfants et aussi les proches qui doivent passer au travers de la tempête du cancer: «Autant pour les enfants que les adultes. Ça a un impact sur les familles parce que les parents dépensent beaucoup d'énergie envers l'enfant malade. Les parents mettent l'accent sur l'enfant malade et ça a une incidence sur les autres membres de la famille.»

Pour lui, l'objectif est plutôt simple: «Je vois ça comme ça: on fait  un bon plat, les gens vont avoir du plaisir et on va passer une belle soirée.»

Quant à son chef invité, l'auteur de ces lignes, il réserve une tâche importante pour la réalisation du plat: «On a toujours besoin de bras pour éplucher des patates», dit le chef exécutif avec le sourire.

Parti de loin

Martin Parker se rappelle, il y a trois ans le 1er mars, lorsqu'il a fait son arrivée au Cellier. Joe Rego et Isabelle Lacroix ont choisi de lui faire confiance alors qu'il n'avait été que sous-chef dans sa carrière.

«On mixait des idées, on parlait et on a bâti. On ne fait rien tout seul, surtout en restauration. On a commencé par contre sans réputation. Personne ne nous connaissait ici. Mais on a travaillé fort.»

Pendant un an et demi, le chef Parker a passé beaucoup de temps dans la cuisine, du lever du jour jusqu'aux petites heures du matin, pour bâtir ce qu'est devenu le restaurant aujourd'hui: «Là ça va bien, on jouit d'une bonne réputation. Mais on a travaillé fort. Je n'ai pas vu ma femme et mes enfants souvent pendant un an et demi.»

Au menu pour l'équipe du Cellier et de La Revue

L'équipe vous réserve un succulent repas, le 23 mars prochain.

Le plat s'intitule «Dans la tête de Papineau»: Joue de porc confite à la bière rousse et érable. Avec un gratin deux pommes de terre de la Ferme Turcot. Le tout accompagné d'un fromage Tête à Papineau de la fromagerie de Montebello.

«C'est une pâte semi-ferme, lavé. Il est  meilleur que le Oka dans mon répertoire de fromage. Quand ils m'ont dit que j'avais accès à celui-là, je n'ai pas hésité. C'est un plat plus d'hiver, braisé, de type "comfort food". C'est le genre de plat que je préfère cuisiner.»

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