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Autisme: l'Outaouais recevra plus de 6M$


Publié le 14 juillet 2017

Mois de l'autisme

FINANCEMENT. Chaque année jusqu'en 2022, l'Outaouais bénéficiera, avec des montants additionnels, plus de six millions $ de la part du gouvernement du Québec.

Lancé au début du printemps, le Plan d'action sur le trouble du spectre de l'autisme 2017-2022 permettra à la région d'obtenir près de 1,2M$ récurrent, ce qui devrait aider les personnes et les familles touchées par le TSA à souffler un peu mieux au cours des prochaines années.

À ça, s'ajoute un montant additionnel de 88 508$ pour 2017.

À la suite d'un premier Forum québécois en février, experts et acteurs du milieu ont monté un plan quinquennal, qui prévoit 35 actions, devrait d'ici la fin du mandat donné réduire, voire éliminer, les listes d'attentes et à rehausser les services offerts.

Un scénario qui touche peu l'Outaouais, a-t-on fait savoir lors de la conférence de presse, les listes d'attente étant moins imposantes qu'ailleurs au Québec.

«En date d'aujourd'hui, on a une cinquantaine de demande pour l'allocation directe ou une demande de répit de dépannage», a indiqué Jean Dansereau, directeur des programmes pour les déficiences intellectuelles, physiques et du trouble du spectre de l'autisme au sein du CISSS de l'Outaouais.

Reste que le nombre de personnes diagnostiquées est en hausse, a-t-il ajouté du même souffle.

«Dans les 18 derniers mois, on a une augmentation de 160%. Auparavant, c'était entre 50 et 100 personnes par année. Aujourd'hui, on est déjà au-delà de 260. On ignore pourquoi il y en a plus. Beaucoup de facteurs jouent», a souligné M. Dansereau, précisant que c'était en grande partie une hausse auprès du nombre d'enfants diagnostiqués.

Les grandes lignes du Plan d'action serviront réajuster le tir, attendus par les organismes communautaires et de la santé, qui auront par la même occasion un soutien financier bonifié durant cette période.

Si on apprécie ce coup de main gouvernemental qui est nécessaire, reste que le financement n'a pas suivi la hausse de la demande lors des dernières années. Par exemple, le nombre d'enfants a doublé au sein de Trait d'Union Outaouais depuis 2014, passant de 150 à 300.

Sur le projet, on parle d'augmenter le nombre d'enfants sur le programme d'intervention comportement intensive et de services en réadaptation, d'avoir un intervenant pivot pour les jeunes enfants et assurer une continuité des services à la fin de la scolarisation (21 ans) pour favoriser l'intégration au travail.

Dans le milieu communautaire, on aimerait également voir d'autres services se développer, soutenir davantage les familles et avoir une meilleure coordination des divers réseaux locaux pour mieux s'entraider. Des demandes qui ont été maintes fois entendues par le passé.

Au total, ce sont près de 150M$ qui seront versés à travers le Québec pendant cinq ans, en plus d'une somme supplémentaire annuelle de 1,25M$ pour la recherche et les autres montants additionnels qui s'ajouteront au cours des prochaines années.