Nouvelles Frontières innove avec sa CréaZone

Antony Da Silva-Casimiro antony.dasilvacasimiro@tc.tc
Publié le 26 octobre 2016

ÉDUCATION. Après le projet iPad lancé au printemps 2013, voilà que le collège Nouvelles Frontières sort encore une fois des sentiers battus avec son makerspace..

Baptisée CréaZone, le makerspace du collège privé situé sur la rue Gamelin a officiellement pris place

Mais avant d'aller plus loin, c'est quoi ça, un makerspace?

Une branche du mouvement Do it yourself qui au lieu de favoriser une consommation intelligente se réoriente dans la fabrique de l'innovation et des nouvelles technologies. À l'aide d'imprimantes et de scanneurs 3D, de découpeuses au laser et d'une thermoforeuse entre autres, les individus peuvent créer de toutes pièces leurs idées.

Bref, une espace de création où justement la créativité n'a pas de limites, ont souligné les membres du collège Nouvelles Frontières (NF) qui sont les premiers du milieu scolaire – au niveau secondaire – en Outaouais à se doter d'un atelier créatif à la fine pointe de la technologie.

On a d'ailleurs sorti le grand jeu: à peine la conférence de presse commencée que la conseillère municipale Louise Boudrias s'est faite offrir une plaquette honorifique avec son nom et le logo de Nouvelles Frontières inscrits dessus grâce à l'imprimante 3D.

On s'est questionné: «pourquoi pas nous?». Avec le projet iPad, c'était l'évolution normale. On devait s'en aller dans cette direction. Guylaine Côté, directrice générale du collège Nouvelles Frontières.

«Ce sera un atelier pour les élèves des secondaires 1 à 5. Ce ne sera pas seulement pour les cours d'art, mais aussi pour ceux de sciences, de mathématiques et même de français. Si l'élève ou l'enseignant a une idée, il pourra la créer ici», a mentionné la directrice générale, Guylaine Côté.

Cette dernière l'a répété: il n'y a pas de limites à la création ou aux initiatives des jeunes.

Et aux yeux de Nicolas Hamel, enseignant au collège, si ce projet semble futuriste, selon lui, ce seront des outils normaux au cours des prochaines années. Un de ses collègues a d'ailleurs utilisé une des imprimantes 3D pour créer un crâne dans le cadre d'un cours de biologie et permettre à ses élèves de le manipuler pour mieux comprendre la matière.

On souhaite aussi développer la fibre entrepreneuriale, précisant du même souffle que la CréaZone, nom choisi et logo dessiné par les écoliers du collège privé, pourrait aussi bien servir à la communauté d'affaires dans les prochains mois.

Ce projet estimé à près de 100 000$ avait germé dans la tête des dirigeants il y a environ deux ans. Et après avoir visité celui à l'Université d'Ottawa, on a voulu se lancer dans l'aventure afin de ne pas manquer le bateau.

«On s'est questionné: «pourquoi pas nous?». Avec le projet iPad, c'était l'évolution normale. On devait s'en aller dans cette direction», a ajouté Mme Côté qui définit NF comme des précurseurs de projets.

Car comme le grand inventeur Benjamin Franklin a déjà dit:

«Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends.»

Ça pourrait – un jour – devenir le nouveau credo du collège Nouvelles Frontières.