La couverture médiatique revue et analysée

Presque deux ans après la grève étudiante

Antony Da Silva-Casimiro antony.dasilvacasimiro@tc.tc
Publié le 1 mars 2014
Simon Tremblay-Pépin et Gabriel Nadeau-Dubois au SLO

Deux mots: grève étudiante. Il n'en fallait pas moins pour attirer les curieux à la conférence-discussion donnée par Gabriel Nadeau-Dubois et Simon Tremblay Pépin lors du 35e Salon du livre de l'Outaouais.

Les deux jeunes hommes ont parlé et échangé avec les visiteurs présents pendant une heure avant de les inviter à poursuivre la discussion à leur kiosque de la maison d'édition Lux présentait leur livre respectif.

Pendant les 60 minutes, l'ancien leader du mouvement étudiant et le chercheur à l'Institut de recherche et d'information socio-économique sont revenus sur les événements du printemps érable qui ont marqué la couverture médiatique il y a bientôt deux ans.

Aux yeux des deux conférenciers, les médias de masse ont traité la grève étudiante de façon biaisée la plupart du temps. Sans les mettre tous dans le même bateau, Simon Tremblay-Pépin affirme que la situation de la presse est inquiétante.

«Oui, on a critiqué le travail des médias. On a souligné des points, qui selon nous, méritent d'être débattus. La situation n'est pas critique, car on le sait qu'il y a du bon travail qui se fait dans les stations, les journaux et les salles de nouvelles. Ce n'est pas catastrophique, mais ça reste inquiétant.»

La question se pose, selon lui: dans quelle direction les médias s'en vont-ils?

Gabriel Nadeau-Dubois et lui ont appuyé leurs dires avec quelques exemples, dont l'ex-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE) a été lui-même une cible de la part des médias.

Des exemples avec Stéphane Gendron au Face-à-Face sur la chaîne V ou encore Simon Durivage de RDI, qui a même dû s'excuser pour son comportement à la suite de l'entrevue avec Gabriel Nadeau-Dubois, déclare l'ancien représentant de la CLASSE.

Un autre point qui a retenu l'attention lors de cette conférence-discussion: la création d'opposition. «Les médias ont eu le besoin de créer des camps pour faire de la bonne télévision et de la bonne radio. Pour avoir des opinions tranchées et des débats francs. Dans les faits, c'était un déséquilibre insensé», indique l'auteur de Tenir tête, expliquant que la proportion entre les étudiants en grève et les «carrés vert» n'étaient pas la même.