Légalisation du cannabis: Gatineau veut connaître les impacts


Publié le 18 avril 2017

smoking pot

DROGUES. Le Service de police de Gatineau ne sera pas le seul service touché par la légalisation prochaine du cannabis. La Ville de Gatineau veut déjà avoir une idée du problème et tentera de voir tous les impacts sur son organisation.

Une rencontre des directeurs de service aura lieu mercredi à la Ville pour discuter de la légalisation prochaine du cannabis à la demande de la directrice générale de Gatineau, Marie-Hélène Lajoie.

Cette dernière souligne que ce changement de la réglementation pourra avoir des répercussions à plusieurs niveaux à Gatineau. Outre le service de police, le service d'urbanisme pourrait notamment être touché en lien avec la réglementation à mettre en place pour permettre ou non de fumer un joint dans certains endroits. Les ressources humaines pourraient aussi avoir un rôle à jouer en lien avec les employés qui pourraient se présenter au travail après avoir consommé.

«Il y a plusieurs enjeux qui ressortent, estime le maire, Maxime Pedneaud-Jobin. Ce que l'on vise, c'est à se préparer. On veut savoir quel serait l'impact pour Gatineau. Il peut y avoir des enjeux d'urbanisme, des enjeux de cohabitation. Ce sont ces enjeux qu'on veut commencer à déterminer pour poser les meilleures questions à Québec.»

Il y a aussi une question d'argent qui entre en ligne de compte. Les villes voient déjà la surcharge de travail pour les policiers, entre autres. «C'est quoi les risques financiers pour les villes», questionne le maire.

Police

Du côté de la police de Gatineau, le directeur Mario Harel mentionne qu'il existe déjà des personnes formées pour déterminer si une personne a consommé de la drogue quand elle est au volant. D'ailleurs, selon le bilan dressé mardi, le SPVG a remis 27 constats d'infraction pour conduite sous l'effet de la drogue en 2016.

Toutefois, le nombre de policiers formés en ce moment est loin d'être suffisant pour répondre à la demande une fois que la nouvelle loi sera adoptée, ajoute M. Harel. «Ça en prendrait sur chaque relève, ce qui n'est pas le cas en ce moment.»

L'autre problème qui sera à traiter avec les cas de drogues au volant, c'est le temps requis pour traiter ces dossiers. Pour l'alcool au volant, une arrestation peut occuper un policier pendant trois heures. Dans le cas de la drogue, ce sera encore plus long, estime Mario Harel. «On anticipe une charge de travail additionnel. Ça signifie des heures de moins à patrouiller dans les quartiers. Il va falloir suivre l'évolution du dossier.»