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Sur l’eau avec la police de Gatineau


Publié le 5 août 2017

©TC Media - Michel Moyneur

Le ciel parfois menaçant a convaincu bon nombre de plaisanciers à demeurer loin de l’eau, samedi.

Mais peu importe, nuages ou pas, les patrouilleurs nautiques du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), eux, se font un devoir de naviguer sur les rivières des Outaouais et Gatineau afin de faire respecter la réglementation en vigueur sur les cours d’eau.

TC Media a accompagné un duo de policiers, samedi, question d’en connaître davantage sur leurs pratiques.

Durant notre balade de deux heures entre la marina Kitchissipi, aux abords du parc Sanscartier, et le pont de la Chaudière, le sergent Mathieu Tremblay et l’agent Steven Burke ont été contraints d’activer les gyrophares de leur bateau à deux reprises.

Dans un premier temps, une vérification de routine s’est soldée par le départ rapide de deux habitués de la rivière à bord d’une chaloupe à moteur tirant deux jeunes enfants sur un matelas gonflable. Tout l’équipement obligatoire – notamment des vestes de flottaisons en quantité suffisante – se trouvait à bord de l’embarcation. Après avoir échangé quelques mots polis avec les policiers, les plaisanciers sont repartis avec le sourire.

Un homme seul naviguant sur un engin gonflable muni d’un petit moteur et d’un parasol a cependant eu moins de chance. L’individu, visiblement à l’aise sur l’eau (et pas trop peureux!), n’a pu présenter sa carte de conducteur d'embarcation de plaisance, à la demande des policiers.

Clamant que ladite carte se trouve pourtant toujours dans son porte-monnaie… l’homme recevra bientôt un constat d’infraction de 269$ par la poste.

«On n’est pas ici pour rendre votre journée misérable. On ne fait que notre travail», a lancé l’agent Burke à l’individu devenu rapidement irritable.

En soirée, les agents reprendront le collier. Ils en auront alors beaucoup plus sur les bras, alors que les bateaux devraient se compter par dizaines à proximité du pont Alexandra, comme c’est habituellement le cas les soirs de Grands feux.