Après avoir vu son chandail numéro 10 être retiré en 1982, le détenteur du record d’équipe du plus grand nombre de buts en carrière à domicile (93 buts en cinq saisons) verra une bannière être hissée au plafond de l’amphithéâtre de la rue Carillon.
Aujourd’hui père de famille de deux enfants, l’homme de 50 ans appréhende avec bonheur, humilité et même une légère touche d’humour cet hommage à son endroit de la part des Olympiques. «Je l’ai appris il y a deux semaines, c’est quand même drôle. Même que quelqu’un m’avait parlé de cette possibilité un peu avant le temps des Fêtes et j’étais parti à rire», a-t-il raconté en entrevue au bout du fil.
Père de famille de deux enfants âgés de 16 et 20 ans, il compte assister à ce moment en compagnie des siens. «Mes parents étaient là il y a 30 ans et ils seront là dimanche. Ils sont encore plus excités que moi. Ça va me ramener à une autre époque», dit-il, affirmant être un aussi fier partisan de la formation gatinoise qu’à l’époque. «J’ai pas mal moins souvent la chance de venir voir des matchs, mais je suis toujours leur évolution», précise-t-il.
De 1977 à 1981 dans l’uniforme des Olympiques, Poulin a cumulé un dossier de 362 points en 296 joutes. Il a détenu pendant quatre ans la marque d’équipe en ce qui a trait au nombre de buts (150), avant que Luc Robitaille ne le devance en 1986 avec 155 filets. Il a également disputé un camp d’entraînement à Los Angeles puis évolué au niveau professionnel pendant deux ans en Europe après avoir réalisé des études à l’Université d’Ottawa, avant de mettre un point final à sa carrière d’athlète à l’âge de 28 ans.
Son plus beau souvenir en mémoire? «L’aréna était toujours plein! Même si l’on manquait de profondeur et que l’on ne s’est jamais rendu loin en séries, on a eu des équipes de gros calibre à travers les années. Les partisans étaient plus fidèles qu’ils ne le sont aujourd’hui», affirme-t-il.
Celui qui a eu la chance de côtoyer plusieurs grands noms du hockey comme Raymond Bourque, Alain Vigneault et Paul MacLean (ces deux derniers sont aujourd’hui respectivement entraîneurs-chefs des Canucks de Vancouver et des Sénateurs d’Ottawa, redonne à sa façon à la jeunesse de nos jours.
«Mes parents étaient là il y a 30 ans et ils seront là dimanche. Ils sont encore plus excités que moi. Ça va me ramener à une autre époque» - Jean Poulin, ex-joueur des Olympiques de Hull (1977-1981)
En effet, il œuvre auprès des jeunes en difficulté depuis un quart de siècle aux Centres jeunesse de l’Outaouais. En ce qui a trait au hockey, après avoir entraîné des joueurs de niveau midget dans les Alpes françaises il y a plusieurs années, il reviendra aux sources dès le mois prochain en se retrouvant derrière le banc des Titans de Gatineau atome AAA.
Invité à commenter le dossier du futur Centre Robert-Guertin, Jean Poulin se dit content que la Ville ait décidé d’aller de l’avant avec la construction d’un centre multifonctionnel de 4000 sièges et 40 loges au coût de 50 M$, après des mois et des mois de débat. «Gatineau est une grande ville, on mérite d’avoir un aréna à la hauteur de ce qu’on peut présenter», lance-t-il. Par ailleurs, l’ancien hockeyeur croire en la résurrection des Nordiques de Québec.
Quant à la question entourant les commotions cérébrales, sujet qui fait jaser passablement dans la Ligue nationale de hockey depuis quelques mois, le Gatinois s’explique mal ce phénomène. «Des coups à la tête, il y en avait aussi dans notre temps et ils n’étaient pas nécessairement moins vicieux qu’aujourd’hui. Est-ce l’équipement qui est la cause de tout ça? Je ne sais pas. Peut-être que l’impact est plus dur. Il me semble que les coups ne sont pas plus salauds. Par contre, comme les joueurs, je ne suis pas en accord avec une abolition complète des bagarres au hockey, car ça fait partie du spectacle», soutient-il.
Le match s’entamera sur le coup de 16h dimanche. La rencontre revêtira un autre cachet spécial puisqu’il s’agira de la première fois depuis la période des échanges de la LHJMQ, en décembre, que trois ex-joueurs étoiles des Olympiques, Jean-Gabriel Pageau, Mathieu Gagnon et Christian Ouellet, reviennent au bercail.
Entre temps, la troupe de Benoît Groulx rendra visite aux Remparts de Québec dans la Vieille capitale vendredi à 19h.
