«L’événement est mort et enterré dans son format actuel. C’est dommage, mais d’un autre côté il y a eu de très belles années», de dire la députée de Hull, pour qui il s’agit d’une décision irréversible.
«On sentait à la fin un épuisement de la part des bénévoles et les gens ne soumettaient presque plus de candidatures, alors on s’était dit qu’on laisserait la poussière retomber. Finalement, on en est venu à la conclusion que c’était terminé», affirme-t-elle.
Mme Gaudreault ne le cache pas, elle mise maintenant sur la création éventuelle d’un nouveau gala communautaire et sportif sur la scène régionale. «Nous sommes en attente de la suite des choses. Personnellement, je crois que s’il n’y avait qu’un seul grand gala, ça remettrait le sport amateur à l’avant-plan. Ça lui redonnerait ses lettres de noblesse», indique-t-elle.
Allant plus loin dans sa réflexion, elle affirme même que la soirée de récompenses aux athlètes ne devrait pas nécessairement être chapeautée par Loisir sport Outaouais, comme c’est le cas à chaque mois de juin.
«Je veux un nouveau gala, du nouveau sang. Par exemple, quand j’ai vu le Conseil de développement du sport de Gatineau poindre à l’horizon, je me suis dit qu’il pourrait organiser un tel événement», soutient-elle, consciente que les comités organisateurs d’autres événements (Gala Méritas de Gatineau, Gala sportif et culturel de Buckingham) ne veulent probablement pas tirer le rideau sur plusieurs années de succès dans leurs secteurs respectifs.
«Je sais que certains galas veulent demeurer dans leur secteur respectif, je ne veux pas les heurter. Ce n’est pas tout le monde qui partage ma vision. Sauf que je crois que pour retenir les bénévoles et attirer leur attention, il faut un nouveau gala. Vous savez, le changement peut souvent avoir un effet d’attraction» - Maryse Gaudreault, députée de Hull et ex-présidente du comité organisateur du Mérite hullois
«Je sais que certains galas veulent demeurer dans leur secteur respectif, je ne veux pas les heurter. Ce n’est pas tout le monde qui partage ma vision. Sauf que je crois que pour retenir les bénévoles et attirer leur attention, il faut un nouveau gala. Vous savez, le changement peut souvent avoir un effet d’attraction», soutient la députée.
Cette dernière estime qu’il y a moyen de remettre des honneurs pour chacun des secteurs de la Ville de Gatineau dans le cadre d’un nouveau grand gala régional. Mais puisque les mises en candidature sont souvent le nerf de la guerre, jusqu’à quel point la politicienne est convaincue que la participation serait supérieure? «Il faut clairement trouver une façon plus innovatrice pour que les gens soumettent des candidatures, surtout avec les réseaux sociaux. On oublie trop souvent à quel point ces prix-là donnent de l’énergie pour continuer», conclut-elle.
Le directeur général de Loisir sport Outaouais, Jean-Marc Purenne, soutient que la réflexion se poursuit en partenariat avec différents acteurs du milieu en ce qui a trait à l’avenir du gala annuel de l’organisme.
