Les élèves des écoles primaires et secondaires de la région - et de partout au pays - peuvent prêter main-forte au peuple indien par l'intermédiaire du programme Les enfants changent le monde chapeauté par Société de Partage (SOPAR), un organisme voué au développement international dans cette partie de l'Asie depuis 1977.
En souscrivant à l'initiative, les jeunes sont appelés à mettre sur pied des événements de sensibilisation dans leur école, qui permettra du même coup d'amasser des fonds destinés au pays de 1,2 milliard d'habitants. Équiper les classes d'une école entière nécessite un investissement de 800$ et la construction d'un puits coûte 850$.
Une quinzaine d'écoles de l'Outaouais - et plus de 500 à travers le Canada - ont pris part au projet depuis sa création en 1999. L'an dernier, les sommes amassées ont permis de creuser 124 puits et d'acheter des chaises et des pupitres pour 26 salles de classe.
«C'est un geste de solidarité, mais ça permet aussi à nos jeunes de s'ouvrir sur le monde, raconte Mélanie Leduc de SOPAR. Ça dépend toujours de chaque enseignant, mais on leur fournit du matériel afin qu'ils puissent présenter des activités. Souvent, ils font vivre l'expérience aux enfants de passer une journée ou deux sans bureaux et sans chaises pour qu'ils réalisent les conditions de vie qui existent ailleurs.»
Même OSBL chargé d'orchestrer la Marche pour l'eau: Canada-Inde Unis pour l'eau depuis 10 ans, SOPAR s'engage à effectuer un suivi auprès de chacune des écoles participantes question d'illustrer clairement le fruit de leurs efforts.
«Si les enseignants inscrivent leur classe avant le mois de mars, on s'engage à leur faire parvenir une plaque commémorative montrant le puits construit ou l'école équipée et tous les gens qu'ils ont aidés», explique Mme Leduc.
Pour plus d'infos sur le programme Les enfants changent le monde: www.sopar.ca
