Depuis quelques semaines, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines sillonne les routes la province pour présenter les quelque 150 emplois existants aux étudiants. La tournée «Explore les mines» s'arrêtera mercredi et jeudi aux CFP de l'Outaouais et à celui du Relais de la Lièvre.
Au moyen d'une présentation d'environ une heure, les étudiants auront la chance de voir différents aspects de l'industrie minière sous un œil différent, explique Guy Auger, le chargé de projet à la tête de la tournée. Il estime que le temps est venu de dépoussiérer la vieille image populaire encore accolée aux mineurs.
«La sécurité et la technologie sont deux aspects méconnus des mines d'aujourd'hui, dit-il. Le pic et la pelle, c'est dans les films en noir et blanc qu'on voyait ça. Aujourd'hui, c'est un monde complètement différent, un monde de géant.»
«Le pic et la pelle, c'est dans les films en noir et blanc qu'on voyait ça. Aujourd'hui, c'est un monde complètement différent, un monde de géant.» - Guy Auger du Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines
Même si l'on retrouve la majorité des mines en Abitibi, sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec, plusieurs jeunes des autres régions pourraient être tentés de déménager leurs pénates pour exercer le métier de foreur, par exemple. Les salaires avantageux liés au domaine constituent d'ailleurs un incitatif pour se lancer, affirme le Comité.
Selon ses prévisions, le Québec aura besoin de 5 600 travailleurs supplémentaires d'ici 5 ans, et 12 800 d'ici 10 ans, afin d'occuper les nouveaux postes et combler les départs à la retraite. Actuellement, 52 000 Québécois œuvrent dans le secteur minier. Vingt-quatre mines sont en exploitation et ce chiffre devrait atteindre le cap des trente-cinq en 2020.
