Cette marche s'est déroulée simultanément dans plusieurs villes du Canada, dont Mistassini au Lac-St-Jean, et en Inde. Les élèves ont d'ailleurs pu entendre des témoignages et des remerciements envoyés par internet aujourd'hui de la part notamment de jeunes Indiens et de Shoury Reddy, directeur de Bala Vikasa, le partenaire de SOPAR en Inde.
L'événement a été créé à travers le programme «Les enfants changent le monde!». En dix ans, l'initiative a englobé 250 000 élèves et a permis de construire 1000 puits en Inde. Plus de 165 000 Indiens peuvent maintenant se procurer de l'eau à proximité de leur maison.
Préservation de l'or bleu
Les jeunes Gatinois ont marché durant une heure avec des pancartes ornées de messages comme «Ne gaspillons pas l'eau». Ils ont rapidement compris l'importance de cet événement lorsqu'on leur a expliqué que les jeunes Indiennes et leur maman devaient marcher parfois six heures pour aller chercher de l'eau.
Un chiffre que n'a pas manqué de relever la conseillère municipale et marcheuse, Nicole Champagne. «Ici, on prend l'eau pour acquise. On a de l'eau à tous les jours. On ouvre le robinet pour prendre un verre d'eau, se brosser les dents, faire à manger. On est chanceux, mais on prend trop souvent l'eau pour acquise, comme si ça nous était dû. Mais il y a d'autres régions qui souffrent du manque d'eau», a-t-elle partagé avec les jeunes.
Ces derniers ont aussi compris qu'en s'unissant, on peut changer les choses. «Aujourd'hui, c'est plus qu'un éveil pour vous, c'est un engagement. L'école Massé en a donné un bel exemple, parce que vous avez changé la vie de gens là-bas. Et vous rendez-vous compte, on est ici! L'Inde, c'est loin, c'est une réalité bien différente. Vous posez-vous la question: mais comment moi, ici, est-ce que je peux changer ce qui est là-bas? Tout seul, on n'est pas capable», leur a lancé après la marche le président-directeur de SOPAR, André Bourassa.
Infos et dons: www.sopar.ca.
