«Sans histoire, on n'existerait pas»

Antony Da Silva-Casimiro
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La Société de généalogie de l'Outaouais (SGO) a ouvert les portes de ses locaux situés au deuxième étage de la Maison de la culture, hier, au grand public.

Jean-Guy Ouimet, président de la SGO, est un passionné de la généalogie.

Dans le cadre de la 1ère Semaine provinciale de la généalogie, la SGO a organisé des activités pour promouvoir ce qu’elle qualifie de «passion». Son président, Jean-Guy Ouimet, ne le cache pas: après 35 ans d'existence, peu connaissent l'organisme.

«On travaille dans l'ombre. Les gens ne voient pas toujours l'effort que ça peut prendre. Ils croient aussi que c'est un passe-temps, mais ce n'est pas seulement ça. C'est une passion comme la musique, l'art ou le sport», a-t-il fait remarquer.

«Sans histoire, on n'existerait pas, a indiqué le président de l'un des plus grands centres de généalogie au Québec. Lorsqu'on regarde notre arbre généalogique, ç’a pris plusieurs personnes pour faire en sorte qu'on soit là. Il faut s'en rappeler, car elles ont été importantes. Ça ne prend que trois générations pour oublier l'histoire d'une personne.»

Selon M. Ouimet, il est primordial de connaître sa propre histoire, car chaque personne transporte en elle un certain patrimoine qu'elle transmettra aux prochaines générations. Si la généalogie n'est pas au sommet de la popularité, c'est que les gens ignorent certains faits importants, estime M. Ouimet qui compte plus de 600 membres.

«Les gens croient qu’n voyage beaucoup aujourd’hui, mais on n'a jamais été autant sédentaires. Avant, on déménageait à chaque génération, question de survie. On allait là où il y avait de la nourriture et des terres. En creusant un peu, on peut découvrir plein de détails importants.»

Où les gens se trompent souvent, c'est quand ils croient que leurs ancêtres sont originaires de la région, estime M. Ouimet. En retraçant l'arbre généalogique de certaines personnes, il s'est aperçu que les noms de famille ont changé et que d'autres sont arrivés en Outaouais depuis seulement quelques décennies.

«Si on faisait notre arbre généalogique, on serait moins racistes. On verrait qu'on a du sang d'un peu partout. Des origines irlandaises, chinoises, italiennes. Même africaines. On a la chance d'avoir un peu de richesse de chaque pays.»

Durant la journée porte ouverte, les membres de la SGO ont servi de guide aux visiteurs, leur expliquant la division des 4000 ouvrages généalogiques qu'on retrouve à la Maison de la culture. Ceci est sans compter qu'après cette semaine, la SGO organisera un cours d'initiation à la généalogie.

La Semaine de la généalogie se déroule dans près d'une trentaine d'associations différentes à travers la province. En Outaouais, d'autres activités ont lieu dans les locaux du SGO: une table ronde (mercredi) et une conférence (jeudi), en plus de l'ouverture d'un point de service à Papineauville, vendredi.

Organisations: Société de généalogie

Lieux géographiques: Québec, Papineauville

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