Droits de scolarité: des réponses aux interrogations des étudiants universitaires

Marie Pier
Marie Pier Lécuyer
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Les étudiants avaient une dernière chance d'en apprendre un peu plus sur la hausse des frais de scolarité et le mouvement de grève générale illimitée étudiante au Québec, ce midi, à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Pour une quatrième fois en deux semaines, les étudiants des différents programmes pouvaient assister à un dîner-causerie, organisé par le Comité d'action contre la hausse des frais de scolarité de l'UQO, à la cafétéria du Pavillon Alexandre-Taché.

Une cinquantaine d'élèves étaient présents aujourd'hui, soit un peu plus que lors des précédentes causeries. «C'est une discussion avec les étudiants, sous forme de causerie, afin de répondre à leurs interrogations», affirme, Janie Durand, membre du Comité d'action contre la hausse des frais de scolarité de l'UQO.

L'activité était animée par Simon Tremblay-Pépin, chercheur à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS). Celui-ci a présenté aux étudiants huit arguments qu'il qualifie de trompeur. Parmi ceux-ci, il soutient que l'aide financière aux études n'assurera pas le même accès aux étudiants, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement. «Plus de 80% devront payer des frais plus élevés», indique-t-il.

Ce dernier réfute aussi l'argument selon lequel les étudiants feront leur juste part en payant plus de droits de scolarité. Avec la hausse, ceux-ci devront travailler deux fois plus longtemps que dans les années 1970 pour payer leurs études, selon Simon Tremblay-Pépin. D'après les chiffres présentés, il faudrait 6,7 semaines de travail à temps plein et au salaire minimum à un étudiant pour payer ses droits de scolarité, contrairement à quatre semaines en 1978.

Simon Tremblay-Pépin affirme d'autre part que le gel des frais ou bien la gratuité sont des mesures réalistes. La vraie gratuité coûterait selon lui 750 millions $ et celle concernant uniquement les droits de scolarité frôlerait 250 millions $. «C'est une véritable farce, ça se trouve comme ça», clame-t-il.

À la fin de la présentation, les étudiants ont pu poser leurs questions concernant la hausse des frais de scolarité. Parmi ceux-ci, un étudiant s'est questionné à savoir pourquoi le gel des frais de scolarité devrait être plus prioritaire que la dette ou les régimes de retraite au Québec. «Est-ce qu'il faut nécessairement opposer éducation et dette public?», a pour sa part répliqué Simon Tremblay-Pépin

Un vote dès ce soir?

Ce soir, les étudiants de l'UQO sont tous conviés à l'assemblée générale spéciale afin de prendre position quant au déclenchement d'une grève générale illimitée. Le tout aura lieu au local A-0200 du pavillon Lucien-Brault de l'UQO.

Le comité de mobilisation de l'UQO souhaite que les étudiants y prennent part en grand nombre. Le comité espère qu'un mandat de grève soit voté, malgré que le campus soit divisé sur la question.

Rappelons que l'AGE-UQO s'est positionnée contre la hausse des frais de scolarité dans une perspective de gratuité scolaire le 23 novembre dernier, sans toutefois prendre position concernant la grève.

Organisations: Université du Québec en Outaouais, Comité d'action contre la hausse des frais de scolarité

Lieux géographiques: Québec

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